Vršac

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A 85 km de Belgrade, sur les contreforts de la Transylvanie roumaine, une ville de 40 000 habitants qui est depuis longtemps le centre économique et culturel de la région. Vršac est connue pour son vin jeune et fruité, mais aussi pour son climat agréable. En effet, adossée aux verdoyantes collines du Vršaćki breg (641 m de hauteur), la ville dégage une agréable atmosphère favorable à la promenade. Ainsi, on a plaisir à passer entre les palais et les églises construits au XIX° siècle, puis de monter jusqu’aux hauteurs de la ville, d’où l’on a une vue splendide sur la plaine du Banat. Ce cadre verdoyant et cet air pur à une heure de route de la capitale serbe expliquent les nombreux stages sportifs des équipes nationales de basket ou de volley, comme l’établissement du premier hôtel Best Western de Serbie-Monténégro.

Histoire

Vršac est depuis le Moyen-Age la capitale du Banat, et son contact avec la Roumanie lui a toujours permis de développer un commerce florissant. Or cela se voit à la beauté et à la richesse des bâtiments publics et autres maisons particulières.
Dès la période néolithique, le site de Vršac, comme ceux de Vatin et de Mesić dans les environs proches, voient se développer une forme d’habitat et de vie en communauté singulière. A l’époque romaine, la colline de Vršac est utilisée pour l’installation d’une tour d’observation, lieu de promenade favori des habitants jusqu’aujourd’hui. Ce site particulier explique le développement d’une ville commerciale à partir du XIV° siècle, date à laquelle le nom de la ville apparaît pour la première fois dans des registres officiels. Aux XIV° et XV° siècles, la ville passe alternativement d’une suzeraineté serbe à une domination hongroise ; entre 1552 et 1717, Vršac est sous domination turque. A cette époque , deux villes se font face, la ville du haut,serbe, et le bas allemand. En 1804, l’empereur d’Autriche lui accorde le statut de ville libre : cela va donner une impulsion commerciale à la ville. Au XIX° siècle, Vršac va se doter de plusieurs théâtres et lycées, et verra éclore de grands noms des arts et lettres serbes : les peintres Nikola Nešković et Paja Jovanović, le dramaturge Jovan Popović ou encore le poète Vasko Popa. Encore aujourd’hui, les maisons cossues et les nombreuses manifestations culturelles, comme les « Automnes dorés » ou la « Biennale des jeunes », sont le signe d’une vitalité jamais remise en cause.

Sites touristiques

Monuments

MAGISTRAT – Hôtel de ville. Dans ce qui est aujourd’hui la mairie, un édifice étonnant qui est le symbole de la ville. Construit en 1860 par un ingénieur allemand de Temesvar, ce palais rouge et blanc, surmonté en un coin d’un dôme très vénitien, est du plus pur style Art nouveau.

COFMANOVA PALATA – Palais de Cofman.En face de l’hôtel de ville, un plus grand édifice néo-renaissance, bâti en 1872 par le brasseur Jovan Cofman. Destiné à accueillir ses bureaux et à représenter sa marque de bières, cet édifice de deux étages a par la suite servi de galerie marchande, avec des boutiques louées par le riche entrepreneur allemand.

VLADIČANSKI DVOR – Palais épiscopal, Dvorska ulica 20. Ce très beau palais néo-classique a été construit de 1750 à 1757 par l’évêque orthodoxe Jovan Georgijević pour y établir le siège de l’éparchie du Banat. Avec la chapelle Saints Michaël et Gavrilo, le palais forme un ensemble qui se rapproche des palais viennois, avec son entrée monumentale en fer forgé et ses toits en ardoise aux formes recherchées. A l’intérieur, la chapelle abrite une iconostase de style baroque organisée autour d’une grande représentation du Christ : elle est l’œuvre du peintre Nikola Nešković. Dans le palais, une galerie avec les tableaux des évêques depuis le XVIII°siècle, ainsi que de nombreux manuscrits et objets religieux.

KULA Donjon. Sur la colline qui domine l’est de la ville, le fameux donjon qui date du XV° siècle et offre une vue magnifique. Haute de 17 mètres et large de 6, cette tour construite à l’emplacement d’une garnison romaine faisait partie d’une forteresse démantelée à la « paix de Belgrade » signée entre les Turcs et les Autrichiens en 1739. En effet, les Turcs qui s’y étaient employé à trois reprises pour la prendre, la perdirent en 1717 face aux troupes d’Eugène de Savoie. C’est aujourd’hui le point de vue préféré des citadins.

Churches

SVETI NIKOLA - The orthodox cathedral. Recognizable by its baroque clock tower, the church St. Nicholas had been erected between 1785 and 1805, the time it had been promoted a cathedral. This ensemble, a sole whole, in the shape of an inverse boat contains the treasury of the Serbian religious paintings, with an iconostasis painted by Pavel Djurkovic, the wall paintings by masters Jaksic and Popovic, not to forget two great pictures by the celebrated Paja Jovanovic. One should also notice ten icons by Nikola Neskovic.

SVETI GERHARD – A catholic church. Constructed in 1861 in the neo-gothic style, its façade interesting by two high and pointed belfries, as well as the great rosette elements infrequent in these regions. The Viennese architect wanted to give it the gothic elements: the elevated columns and the Latin cross. In the inside the glass cases and numerous sculptures reminding the belonging to this medieval period.

USPENSKA – The church of the Virgin’s Dream. This little church had been constructed in many stages. The main body had been finished in 1764, but one had to wait until 1786 to see the belfry. Erected in 1814. the roof is typically baroque. One should see the inside for its iconostasis realised by Arsa Teodorovic aided by the painters Josif Rakov and Aksentije Popovic.