Tourisme en Serbie
20
Mai
2008

EUROVISION 2008 à BELGRADE

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Tourisme en Serbie - Visitez la Serbie et jetez un nouveau regard sur votre ancien voisinage

Sites touristiques

Eglises

ŽUPNA MARIJINA CRKVA (cathédrale catholique), Trg Slobode. Sa pointe culminante est visible de toute la ville et son aspect épuré est tout de suite marquant. Construite dans un style typiquement néogothique en 1895, son site accueillait auparavant un monastère. Une façade aux lignes épurées et aux couleurs jaunes-blanc qui se marient bien. Remarquez le toit en ardoises aux mille couleurs, plus proche des châteaux de Bourgogne que des bâtiments d’Europe centrale! Attention, la visite se fait sur demande auprès de l’office de tourisme.

 

 

SABORNA CRKVA (cathédrale orthodoxe), Svetozar Marković 2. Au début de la rue Pašićeva et marquant l’entrée du quartier serbe -lycée, éparchie et institutions culturelles serbes - cette cathédrale fut érigée à l’emplacement d’une plus ancienne église orthodoxe, laquelle disparut durant les troubles de 1848. Sa restauration dura plus de trente ans et employa plusieurs architectes, dont Mihaïl Harminc de Budapest. C’est en 1905 que fut élevé l’élégant beffroi, avec quatre horloges, une de chaque côté. A l’intérieur, vous découvrirez une iconostase impressionnante, avec pas moins de 33 icônes et quelques tableaux de scènes historiques. Les deux grandes icônes de l’autel sont considérées comme le meilleur ouvrage religieux de l’académicien Paja Jovanović. La cathédrale serbe est toute la journée emplie de monde, et ne soyez pas étonné si vous assistez à un chant liturgique ou à des prières collectives, car il n’y a pas de messe à proprement dit chez les orthodoxes.

EGLISE ORTHODOXE SVETI NIKOLA, Trg Sveti Nikola. Dans le prolongement de la rue Pašićeva et juste à côté de la « Matrice Serbe », la plus ancienne église orthodoxe de la ville. Elle fut construite en 1730 par la famille Bogdanović en donation, puis reconstruite après sa destruction de 1848 par Maria Trandafil. Cette riche Serbe de Novi Sad a été au XIX° siècle un des plus grands bienfaiteurs des Serbes de l’empire austro-hongrois, et plusieurs bâtiments à Novi Sad furent construits par elle. C’est pourquoi Maria Trandafil est enterrée et possède son tombeau dans l’église. En 1913, le fils d’Albert Einstein a été baptisé dans l’église Sveti Nikola. La femme d’Einstein, Mileva, outre une carrière de physicienne et de mathématicienne mondialement connue déjà, provenait d’une famille serbe de la région de Novi Sad.

Cette petite église, sereinement installée sur une place en retrait de la ville, présente un intérêt à plusieurs titres. Vous verrez tout de suite ses toits en forme de bulbe à l’orientale ainsi que ses croix grecques fièrement hissées, à l’or scintillant. A l’intérieur, l’iconostase est plus discrète que celle de la Saborna Crkva, mais est formée néanmoins d’icônes et de tableaux variés. Enfin, le peintre Nikola Dimić a su créer des fresques murales aux allures toutes byzantines.
 
SYNAGOGUE, Jevrejska 33. Comme pour les Serbes, la synagogue est placée à côté de monuments culturels de la même communauté : école, ballet et bibliothèque. L’ensemble de ces bâtiments fait partie d’un complexe bâti en 1809 par l’architecte Lipot Baumhorn et c’est la cinquième synagogue en date à cet endroit ! Elle est surmontée par trois dômes, ce qui rappelle en plus petit celle de Szeged en Hongrie. Vous pourrez lire, au-dessus de l’entrée principale et en lettres d’or : « Ici est la maison de toutes les nations ». Cet épitaphe généreux explique peut-être le calme et l’absence de violences antisémites entre 1940 et 1943, mais il n’empêche que la synagogue fut transformée en centre de rétention pour les Juifs en 1944 ; ils y étaient ensuite envoyés au camp de Jasenovac. Une majorité des Juifs de Novi Sad y périrent sous les coups portés par les oustachis et en 1955, le cinquième et dernier groupe de Juifs partit s’exiler en Israël. Aujourd’hui, la synagogue est propriété de la municipalité, et sert de salle de concert.

Musées
 
MUSEE DE VOIVODINE, Dunavska 35, tel : 420 566, E-mail : museum@eunet.yu. Ouvert de 9h à 19h en semaine sauf le lundi, de 9h à 14h le week-end. Entrée : 60 dinars. Le musée de Voïvodine présente des vestiges préhistoriques et historiques sur la vie quotidienne de la région, mais aussi une très belle collection de costumes et d’objets artisanaux de toutes les communautés de Voïvodine. Installé dans ce qui était à l’origine le Palais de Justice, sur d’anciens marécages, le bâtiment a été repeint en 2003. Ses 400 000 pièces ne sont pas toutes exposées, mais la collection permanente est découpée en quatre parties : archéologie, époque romaine, moyen-âge et ethnologie. On peut retenir les restes du site préhistorique de Gomolava près de Ruma, avec des figurines très intéressantes. Pour l’époque romaine, une reconstitution fidèle du site de Sirmium (Sremska Mitrovica) et des nécropoles de Čelarevo. Mais surtout, des pièces remarquables sur l’histoire serbe, comme les livres des monastères orthodoxes de Fruška Gora et des tapisseries relatant les migrations des Serbes au XVII° siècle. Enfin, en bout de course -mais on garde toujours le meilleur pour la fin !- de superbes costumes folkloriques, des lits d’enfants ou encore des čilims de, tenez-vous bien, 11 communautés nationales différentes !

MUSEE DE PETROVARADIN, sommet de la forteresse, tel : 433 145, E-mail : muzgns@eunet.yu
Ouvert tous les jours de 9h à 17h. Entrée : 70 dinars. Une vue complète de la vie à Novi Sad aux XVIII° et XIX° siècles. Vous y trouverez aussi bien du mobilier bourgeois du XIX° siècle que des intérieurs populaires typiques du début du XX°. A noter une belle collection de porcelaines et quelques tableaux de genre. La visite se fait dans le bâtiment Mamula, qui était longtemps la caserne militaire de la forteresse de Petrovaradin.

MUSEE DE LA VILLE - Collection des Arts Etrangers, Dunavska 29, te : 451 239. Ouvert de 9h à 16h sauf le lundi. Dans une très jolie maison bourgeoise du XIX° siècle du plus pur style néo-classique, une collection de peintures d’artistes européens et yougoslaves.

Galeries

MATICA SRPSKA, Trg Galerija 1, tel : 421 455, E-mail : galmats@eunet.yu . Ouvert mardi, mercredi, jeudi et samedi de 10h à 18h, le vendredi de 12h à 20h ; dimanche uniquement les groupes. Entrée : 70 dinars, groupes : 30 dinars. Une revue assez complète de la peinture serbe des XVIII° et XIX° siècles ; c’est aussi le plus important musée d’art pictural serbe. La galerie expose seulement une petite partie des 7000 pièces stockées dans ses caves : tableaux, sculptures, dessins. Le choix a été fait de ne prendre que les deux derniers siècles sur la période XVI°-XIX°. Ces travaux représentent bien ici le processus complexe d’européisation de l’art pictural serbe entre les grandes Migrations de 1690 jusqu’à la création de la Yougoslavie en 1918. La section consacrée au XX° siècle est une bonne illustration de l’art visuel en Voïvodine.
Egalement expositions « invitées », concerts et conférences.

FONDATION PAVEL BELJANSKI, Trg galerija 2, tel : 528 185, E-mail : szpb@eunet.yu. Ouvert mercredi, samedi et dimanche de 10h à 18h ; jeudi de 13h à 21 h. Entrée : 70 dinars. Dans un immeuble très stylisé créé en 1961, une exposition permanente sur les peintres et dessinateurs serbes de la première moitié du XX° siècle, c’est-à-dire l’âge d’or dont le quartier du Montparnasse se souvient encore (voir la rubrique « Découverte»-peinture). Le fonds est assez important puisqu’il provient de la collection personnelle du diplomate Pavle Beljanski, laquelle a été léguée à l’Etat et donc au peuple serbe en 1957. L’exposition, chronologique, commence avec les tableaux des premiers modernistes que sont Nadežda Petrović ou Milan Milovanović. Elle se poursuit avec des œuvres de quelques uns des artistes les plus connus dans le monde -Petar Lubarda, Sava Šumanović, Milan Konjović- et se termine avec des tableaux des artistes des années 1960 et 1970 -Zora Petrović ou Milenko Šerban).
Organisation également de concerts de musique classique ou d’ expositions temporaires.

FONDATION RAJKO MAMUZIĆ, Vase Stajića 1, tel : 520 467. Ouvert du mercredi au dimanche de 9h à 17h. Entrée : 70 dinars. Fondé en 1972 grâce au fonds du collectionneur Rajko Mamuzić, la galerie abrite les travaux picturaux de 35 artistes yougoslaves de la génération des années 1945-1970. De nombreuses manifestations culturelles et des expositions temporaires.

SANU-PLATONEUM, Nikole Pasica 6, tel : 420 210.
PROMETEJ, Trg Marije Trandafil 11, tel : 422 245.
ZLATNO OKO, Laze Telečkog 3/I, tel : 529 075.
BEL ART, Mihajla Pupina 17, tel : 523 227.

Monuments

GRADSKA KUĆA (Hôtel de ville), Trg Slobode. Dominant la belle et grande place de la Liberté, un édifice dans le plus pur style néo-baroque. Construit en 1895, l’hôtel de ville est censé être une copie de celui de Gratz en Autriche. Le bâtiment est organisé autour de quatre colonnes centrales et la façade décorée de 16 statues allégoriques. Les armoiries de la ville sont visibles sur la partie supérieure de la façade. Aujourd’hui s’y tiennent les réunions du conseil exécutif de l’assemblée de Novi Sad, c’est-à-dire l’exécutif de la municipalité.
 
VLADIĆANSKI DVOR (Eparchie orthodoxe), Svetozar Marković 4. A l’endroit où la rue piétonne Zmaj Jovina se sépare en deux rues, Pašićeva à gauche et Dunavska à droite, réside le palais résidentiel de l’évêque orthodoxe (Vladika) de la région de Bačka. Construit en 1901, c’est une combinaison éclectique des styles « Sécession » et « Romantique serbo-byzantin ». Vous remarquerez que la façade est faite de briques rouges et décorée avec des moulures « mauresques ». A signaler aussi les trois emblèmes de l’éparchie sur la façade. Cette résidence fait un tout avec la cathédrale située juste derrière et le lycée Zmaj.

MONUMENT ARMENIEN, Trg galerije. La tombe de la famille Cenazy datant de 1790 atteste la présence arménienne à Novi Sad. C’est en fait le dernier témoignage de la présence à cet endroit du cimetière arménien, détruit au XIX° siècle. Dans ce quartier résidait une importante communauté arménienne, qui y avait ses églises et ses boutiques.

MENRATOVA PALATA (Palais de Menrat), Kralja Aleksandra. Un des seuls palais qui aient été préservés dans le centre-ville. Elevé en 1908 et obéissant au style « Sécession » » hongrois, il est remarquable pour ses balcons tout en volumes et ses fenêtres aux formes arrondies. Ayant appartenu à la famille commerçante des Menrat, aujourd’hui c’est devenu un immeuble résidentiel.

 

Stema SCG
Prizrenska 4
11000 Beograd
Tel. +381 (0) 11 362 08 29
Fax +381 (0) 11 362 07 85


Stema France
66, av. des Champs Elysées
75008 Paris 
Tel. +33 (0) 143 79 45 14
Fax +33 (0) 143 56 11 24


















Savez-vous que ...


... le tombeau d'Atilla de Hun est situé sur la confluence des rivières Tisza et Danube?

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