The society and the family. between tradition and modernity
Structure sociale Dans une société rurale à 34% (cela peut monter jusqu’à 50% au Kosmet), la place de la femme est complexe. Le régime communiste lui avait donné très tôt le droit au divorce et à l’avortement, ce qui l’a affranchi des hommes. Mais une fonction traditionnelle est restée intacte, celle du rôle central à la maison. La Serbie-Monténégro est de ce point de vue un pays typiquement méditerranéen, où l’épouse seconde son mari en attachant beaucoup d’importance au foyer, mais également en gérant le budget familial et en ayant la seule le rôle d’éduquer les enfants.
La famille est fondamentale en Serbie-Monténégro. La tradition patriarcale a laissé des traces et il n’est pas rare de voir cohabiter, dans l’harmonie la plus parfaite, trois générations sous un même toit. Les enfants ont trouvé là, c’est vrai, un moyen de ne pas se confronter trop tôt aux rigueurs de la vie et ils quittent le domicile familial souvent seulement au moment du mariage (28 ans :âge moyen du mariage). Mais c’est aussi une façon de s’occuper de ses parents jusqu’à leur plus vieux jours. Il est presque inconcevable de laisser ses parents en maison de retraite ! Cette solidarité familiale explique aussi par le fait qu’il y ait peu d’orphelinats et très souvent ce sont les oncles qui s’occupent des enfants abandonnés par un parent.
A contrast dwelling
L’habitat L’habitat est à la fois très différent de ce qu’on voit en Europe de l’ouest, et très tranché entre la ville et la campagne. Les centres-villes sont assez agréables, avec souvent de larges avenues bordées d’arbres et le tramway à l’ancienne. Mais le système communiste et la nécessité de reconstruire tout un pays dévasté par la guerre ont fait pousser comme des champignons les grandes barres d’immeubles aux abords des grandes villes. Vu de l’extérieur, cela n’a pas l’air très gai, mais on est surpris, une fois rentré dans ces vaisseaux citadins, par la vitalité qui y existe. Les appartements sont en général spacieux, confortables et bien meublés. Surtout, le komšiluk, système typiquement yougoslave d’entraide entre voisins s’y est développé. On se fréquente et on se marie même parfois entre amis d’enfance du même palier ! A la campagne, c’est une autre histoire. Les villages sont nombreux et modernes, parfois même trop. Le volontarisme titiste a donné un visage quelquefois surréaliste à certains villages, où des immeubles HLM écrasent en plein centre les belles demeures et les parcs naguère romantiques à souhait. Ne vous en faites pas, la campagne est de toute beauté, surtout lorsque de grandes maisons paysannes, souvent disséminées, agrémentent de leur toit de chaume les lignes ondulées des collines de Choumadie.
















